Paulette,
2 rue Moppert



Double miniature et olfactif de la maison de Paulette Moppert (1908-1999).

Création olfactive signée : Nathalie Feisthauer et Anne Bouvelle
Fabrication de la miniature en Italie (Brescia).

La maison de Paulette, habitation typique des années 30 à qui j’ai consacré une partie de mon mémoire « La chambre secrète : de l’intérieur à l’intériorité » (ENSAD, 2016), est à l’origine d’une maquette olfactive.
La construction aujourd’hui inaccessible est restituée dans une version miniature à partir des plans d’origine.


“ Lorsqu’on touche la boîte, d’un rose poudré, sa texture évoque une peau. ⁣On l’ouvre : une maison miniature se dresse sur un socle qui dissimule sa part souterraine.⁣Devant l’entrée se trouve une touche métallique ; quand on la presse, un nuage parfumé envahit la maison. ⁣On peut alors la saisir pour libérer son sillage odorant, et voyager dans l’univers intime que son passé recèle. ⁣⁣C’est de son étage souterrain que se dégagent, par de discrètes perforations, les odeurs de vieux cuir, de poussière sur un meuble ciré, de papier jauni, de laine légèrement brulée, de peau parcheminée dont l’alliage, lentement affiné en vase clos, enfante une effluve étrange qui attire autant qu’elle inquiète. ⁣Ce sont les odeurs de la maison sur lesquelles le temps a laissé son empreinte.⁣
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Dans un coffret rose poudré, un flacon renferme le parfum signature de Paulette, l’occupante. ⁣Une poudre d’iris s’en échappe immédiatement, évocatrice de sa peau, de la poudre de riz qu’elle s’applique avec une houppette, accompagnée d’une odeur de linge propre, repassé et amidonné. ⁣La fraicheur innocente d’un bouquet de violette, contrebalancée par l’opulence orientale de la fève tonka nous replacent instantanément dans l’univers parfumé des années trente. ⁣Cette eau de parfum, qui ressuscite la femme d’alors, dialogue avec l’odeur qui a longtemps imprégné sa maison. ”