La cerisaie
Anton Tchekhov


Projet scénographique, ENSAD, 2014.

Quelle valeur accorder à la mémoire et aux souvenirs ? La scénographie joue sur les contours incertains de l’espace temps dans une maison familiale. Habité par une succession de générations, le lieu est imprégné du vécu des personnes disparues. Les marques d’usure, le jaunissement des textiles et des papiers peints, le télescopage de motifs et de meubles de styles différentes, la présence d’objets délaissés, témoignent d’une vie passée s’en pour autant exclure le présent.

Les comédiens évoluent dans une maison-machine constituée de deux structures cylindriques enchâssées et mobiles. Suspendus à la tubulure, des rideaux cloisonnent différemment l’espace selon les scènes. Les mouvements de rotation et de coulissement de la structure sont bruyantes. Si cette maison semble avoir été moderne et belle à une époque, ses mécanismes paraissent aujourd’hui désuets. Usée et rouillée, la structure métallique doit constamment être réparée et graissée par les domestiques.